Hasard ou destin?

Se réveiller à Grenoble.
Se dire que la ville est grande et décider devant la glace d’un pari fou:
La vile est grande, si je ne croise personne que je connais j’accepte cette offre d’emploi car cela voudrait dire que je peux y vivre sans le croiser.
Si non, je refuserai.
Personne dans les rues, le tram, le café.
Passer la matinée, rencontrer l’équipe, discuter.
Plus que deux heures.
Décision de m’emmener déjeuner. Brasserie dans un quartier que je ne reconnais pas.
En voiture pour y aller des rues chargées de souvenirs.
Le repas. Les toilettes. L’addition.
Je pense accepter je n’ai croisé personne de familier.
Serrer des mains. Se dire qu’on se rappelle.
Marcher.
Demander son chemin.
Sortir ses clefs. Elles tombent. Se pencher, les ramasser, se relever.
Monter dans sa voiture. Passage piéton vient de passer au vert.
Et devant soi reconnaître un visage au milieu de la foule.
Reconnaître instinctivement cette personne, qui détourne légèrement la tête et reconnaître vraiment.
Soupirer. Rouler. Réfléchir.
Accepter le pari.
Non je ne peux vivre dans cette ville. Pas maintenant c’est trop tôt.
Téléphoner dans une aire d’autoroute. Refuser l’offre. Grenoble est trop petit.
Être prise pour une folle.
S’arrêter à l’aéroport. Acheter des billets. Rentrer.

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